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Torn Down, la chronique

On sait maintenant à quoi ressemble les 16 nouveaux remixes réalisés par Robert Smith compilés dans Torn Down : Mixed Up Extras. Et donc ?

Produit à l’occasion du Record Store Day 2018, Torn Down a suscité un petit engouement parmi certains fans qui sont partis à la chasse au vinyle le 21 avril. Certains ont trouvé le précieux sésame, d’autres pas. Rien d’étonnant à cela, l’objet en question ayant été tiré à seulement 7 500 exemplaires (et autant pour la version remastérisée de Mixed Up). Mais pour consoler ceux qui seraient passés à côté, 2 solutions : avoir une connexion internet (car il est plutôt simple de trouver l’album en ligne) ou attendre le 15 juin pour une version triple CD.

Première question plutôt légitime : y-a-t il un réel intérêt à produire des remixes ? Qui plus est de titres très appréciés des fans ? Car Robert Smith n’a pas fait dans la facilité… Il suffit de citer les 4 premières chansons à être passées à la moulinette du remix pour s’en convaincre : Three Imaginary Boys, M, The Drowning Man, A Strange Day. Seul Its’s Over, tiré de l’album The Cure (2008) semble sur le papier un peu plus faiblard pour un retravail.

Objectivement, et pour répondre à la question posée, non. Mais ça on pouvait l’imaginer dès avant la sortie de Torn Down : ce n’est pas avec cet album que The Cure (enfin, Robert Smith…) va faire fondre ses adeptes de plaisir.

Les mauvaises langues pourraient dire que l’exercice est à but uniquement lucratif. En effet, on sait depuis longtemps que les fans de The Cure sont prêts à taxer les sous de leur mamie pour s’acheter tout ce qui sort. Et c’est d’autant plus vrai qu’on attend un nouvel album depuis… 10 ans. Quoiqu’il en soit, Torn Down a le mérite de nous donner une info : The Cure bouge encore.

Que vous jugiez Torn Down comme un moyen de se faire de l’argent ou un véritable effort d’offrir une relecture de quelques titres mythiques de la discographie de The Cure, on constate quand même (en tout cas c’est mon impression) que Robert Smith s’est un peu creusé le ciboulot pour trouver de nouvelles pistes. Et c’est parfois surprenant… Prenez The Drowning Man : l’ajout de synthés lui donne une ambiance vaporeuse, comme tirée d’un rêve d’Alice au pays des merveilles. A Night Like This est dans la même veine, avec des orgues et une batterie qui vont vous replonger dans les mixs rap des années 80. Personnellement, j’aime beaucoup le remix de Just One Kiss, de loin le plus réussi de l’album. Mais peut-être parce qu’il n’est pas si éloigné que cela de l’original…Idem pour Shake Dog Shake, plutôt bien fichu dans le genre.

Dans le registre « dommage, essaye encore », je citerai Want, un peu pénible avec ses roulements de caisse claire. Et It’s Over, puisque j’en parlais plus haut, à l’image de l’original : bof bof… Pour le reste, ça se laisse écouter.

Et si vous avez envie de vous faire une idée, en attendant le 15 juin et si vous n’avez pas acheté le vinyle, voici ci-dessous de quoi satisfaire votre curiosité… Mais dépêchez-vous, ça risque de ne plus être disponible en ligne très longtemps… Et bien sûr, je vous encourage à acheter l’album si c’est ce que vous voulez…

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