The Cure Tour 2016 : e viva España !

A mi me gusta España… C’était déjà vrai avant (j’y vais souvent en vacances…), ça l’est encore plus maintenant que j’y ai vu 2 excellents concerts de The Cure. Allez, je vous raconte tout ça…

Bilbao, 24 novembre 2016

Si vous avez lu ma chronique du concert de Paris, vous savez déjà que j’en suis sorti déçu et frustré. L’attente était donc grande pour ce concert de Bilbao qui n’était pour moi que le second sur cet European Tour 2016.

Une partie de l'équipe présente à Bilbao avec (de g. à d.) : Fabien, Nicolas, Domi et Alfredo (caché par Domi)
Une partie de l’équipe présente à Bilbao avec (de g. à d.) :
Fabien, Nicolas, Domi et Alfredo (caché par Domi)

Me voici donc parti en compagnie d’Alfredo, Nicolas et Nikola pour 4 h 30 de route (Bordeaux-Bilbao avec un crochet par Mont-de-Marsan pour récupérer 2 compères de plus). Direction le BEC (ou pour les intimes Bilbao Exhibition Centre) où se produisent les Cure en ce 24 novembre.

Nous avions des doutes quant à cette salle, où aucun d’entre nous n’était déjà allé : son nom laissait présager une salle polyvalente, capable d’accueillir des expos, des manifestations sportives ou, dans le cas présent, des concerts.

Et la vue du bâtiment, identifiable depuis l’autoroute qui passe juste à côté et par où nous sommes arrivés, nous rend davantage dubitatifs… D’une taille impressionnante, tant en hauteur qu’en longueur, il ressemble davantage à un gigantesque centre commercial ou à un aéroport. En pénétrant dans le hall, un autre point nous inquiète : les fans de The Cure se comptent sur les doigts d’une main (et croyez-moi, j’exagère à peine). Au point de se demander si on ne s’est pas trompé d’endroit… Renseignement pris auprès d’une hôtesse d’accueil, un peu esseulée dans son box, c’est bien ici. Et effectivement, une centaine de mètres plus loin, nous voyons des vigiles et quelques personnes habillées en noir. Mais y’a pas foule…


Le BEC un peu plus d’une heure avant le concert… Y’a pas foule…

Les modalités d’entrée effectuées (minimales… pas de fouille), nous découvrons le stand merchandising (et des articles dont les prix changent aussi souvent que la ville où ont lieu les concerts…) et finalement la salle. Et c’est comme on l’imaginait : un hall aménagé en salle de concert qui finalement n’occupe qu’une infime partie de ce Bilbao Exhibition Centre. La première chose qui frappe sont les tissus tendus sur une large portion des gradins, ce qui confirme que le show n’est pas sold out. Conséquence, et là c’est plus embêtant : la scène a été avancée pour anticiper une foule moins nombreuse que prévu dans la fosse. Et nos places en gradins, sur la droite de la salle, se trouvent sur la même ligne que le micro de Robert Smith, offrant une side view inédite pour moi (d’autant plus que c’était la première fois que je n’étais pas dans la fosse pour un concert de The Cure). Devant ce placement un brin bizarre, la moitié de notre groupe décida de tenter une migration dans la fosse. Ce qui n’était pas gagné d’avance car dorénavant les spectateurs n’ont plus la même liberté de mouvement que jadis. Mais finalement, ce fut possible. Pour ma part, je faisais le choix de rester à ma place…

Vers 19 H 50, voici que The Twilight Sad investit la scène. Et immédiatement on se rend compte que le son est plutôt très bon et assez puissant. Ce qui est étonnant car comme le disait mon ami Domi, présent à Bilbao : « les groupes en première partie n’ont droit qu’à un tiers de la puissance sonore du groupe principal ». Et il sait de quoi il parle : il est lui-même régisseur dans une salle de concert…

dsc_0128Juste avant que The Cure n’entre sur scène… On voit Eden Gallup accorder la basse de son papounet…

Contrairement à Paris où j’avais trouvé leur set très moyen, The Twilight Sad s’en sort avec les honneurs et assure parfaitement son rôle… devant un public très clairsemé. Ce qui devient inquiétant car c’est maintenant au tour de The Cure… La salle se remplit, mais très lentement… Sûrement les mœurs espagnoles !

Vers 21 H 10, les lumières s’éteignent et, placé où je le suis, je vois le groupe se glisser en coulisses. Juste avant le concert, comme de coutume, les paris allaient bon train quant au titre d’ouverture. Nicolas nous avait prédit Out Of This World. Mais ce sont les clochettes de Plainsong que l’on entendit à la place. Le show allait donc faire la part belle à Disintegration. Tendance confirmée puisque suivent Pictures Of You et Closedown. La soirée commence bien… 🙂


Plainsong (et quelques secondes de Pictures Of You…)

Les titres s’enchaînent et, contrairement à Paris, je trouve que l’atmosphère créée par les chansons est terriblement efficace et va crescendo. Ce ne sera pas la salle la plus grande de cette tournée ni la plus fournie en public, mais Smith a décidé d’assurer. Surtout, la voix de notre ami Robert est revenu à un niveau très bon. Certes, ça graillonne encore un peu sur certains passages (satané coup de froid…), mais ça reste très correct.


A Night Like This / The Blood

On a même droit à quelques titres peu joués jusqu’alors : The Blood, The Baby Screams, If Only Tonight We Could Sleep, Jupiter Crash et une très belle version de Prayers For Rain enchainée avec Disintegration.

Le 1er rappel sera dédié à Seventeen Seconds (1980) avec At Night, M, Play For Today et A Forest. Interprétations parfaites ! On regrettera juste que le groupe ne joue plus A Forest en version longue… Mais c’est un détail…


At Night / M

Les 2 derniers rappels sont comme à l’accoutumée : pas de surprises mais du très bon. The Cure joue Burn à chaque concert et ils ont bien raison. Je trouve cette chanson absolument phénoménale sur scène (et ce fut une de mes rares satisfactions à Paris). À noter enfin une excellente version de Never Enough, pourtant pas un de mes titres préférés… Mais force est de constater que ce soir-là, à Bilbao, elle fut d’une grande efficacité.


Burn

Au final, ce Bilbao 2016 fut un grand concert. Car en sortant de la salle, j’avais un grand sourire (un peu couillon il faut l’avouer…) gravé sur le visage pendant de longues minutes. Le débrief avec le reste de notre groupe, placé en fosse, a bien confirmé mes impressions. C’était bon !

Et maintenant, direction Barcelone…

La setlist de Bilbao (24.11.2016) :
Plainsong, Pictures Of You, Closedown, A Night Like This, The Blood, The Baby Screams, Push, Inbetween Days, If Only Tonight We Could Sleep, Charlotte Sometimes, Lovesong, Just Like Heaven, Jupiter Crash, From The Edge Of The Deep Green Sea, Prayers For Rain, Disintegration,
E1: At Night, M, Play For Today, A Forest,
E2: Burn, Fascination Street, Never Enough, Wrong Number,
E3: Lullaby, Hot Hot Hot!!!, The Walk, Friday I’m In Love, Boys Don’t Cry, Close To Me, Why Can’t I Be You?

 

Barcelone, 26 novembre 2016

Après un passage par Biarritz, 2 bus, 1 taxi, 1 avion et 1 autre taxi plus tard, me voici à Barcelone pour le concert du Palau Sant Jordi, dernière date de ce côté-ci de l’Europe avant un retour du groupe sur leur île. Bénéficiant de 2 invitations, j’ai convié mon ami Benoît, pas vraiment fan hardcore, mais curieux de voir The Cure en live dans une grande salle.

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La salle, parlons-en… Impressionnante ! Posée sur les hauteurs de Barcelone, elle a été construite à l’occasion des JO en 1992. Le cadre fait penser à de l’architecture stalinienne avec de grandes esplanades et une antenne gigantesque. L’endroit est beau. Et malgré l’heure tardive, on croise quelques runners un peu étonnés de voir défiler autant de personnes habillées en noir…

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Le temps de récupérer les places à l’accueil (avec toujours un petit stress…) et nous voici dans l’arène. Bonne surprise : contrairement à Paris où j’étais en fosse, j’ai des places en gradins. Le show sera plus confortable… (ben oui, on vieillit hein…). A noter qu’étant arrivés en retard, nous avons loupé The Twilight Sad…

dsc_0183Quelque part entre le set de The Twilight Sad et celui de The Cure…

Comme à Bilbao, la salle se remplit lentement. Les stéréotypes, c’est mal mais il faut constater que les Espagnols ne semblent pas être des gens pressés… Et c’est peut-être tant mieux, car cela donne une atmosphère assez détendue et une sorte d’excitation tranquille.

benoit-et-jeff-palau-sant-jordi2 belles têtes de vainqueurs… À gauche mon pote Benoît et à droite… moi.

Vers 21 h, les lumières s’éteignent et Tape se fait entendre dans les enceintes. C’est une demi-déception car j’aurais préféré Out Of This World que je n’aurai donc pas entendu sur cette tournée (Barcelone étant ma dernière date). Le son, est comme souvent sur ce European Tour 2016, plutôt bon malgré l’immensité de la salle.

Le public semble assez figé et peu motivé pour se déhancher. J’ai même vu un spectateur en gradins, proche de moi, demander à quelqu’un qui s’était mis debout pour danser, de s’asseoir… Il faudra véritablement attendre InBetween Days pour voir le public se lâcher, tant en fosse qu’en tribunes.


Kyoto Song

Pas de grosses surprises dans le main set mais on a cependant eu droit à quelques titres réjouissants : Kyoto Song, Three Imaginary Boys, Primary, The Blood… Comme à Bilbao, les chansons s’enchaînent naturellement. On ne voit pas le temps passer. En fait, un concert de The Cure c’est comme un bon blockbuster américain : une alternance entre calme, suspens et rebondissements. C’est même devenu la marque de fabrique du groupe lorsqu’il joue live. Les titres sont tantôt émouvants (Sinking, Charlotte Sometimes et surtout une sublime version de Pictures of You), tantôt rageurs (Primary, From The Edge Of The Deep Green Sea, End).


Sinking

Mais tout cela ne serait rien sans la voix de Robert Smith. Et pour ce concert de Barcelone, elle est (presque) à son plein potentiel. Et ça change tout ! On avait senti une très nette amélioration à Bilbao, elle se confirme à Barcelone. Pour autant, on sent encore que Smith, par instants, économise sa voix ou que ça grésille un peu, surtout sur la fin du concert (Shake Dog Shake, Never Enough). Mais ces passages deviennent de plus en plus rares. Ceux qui iront à  Manchester et à Londres devraient avoir droit à un Robert Smith au top de sa forme vocale…

Les rappels ne s’écartent pas du chemin pris par The Cure. Donc pour de l’inédit, on repassera. Mais quelles interprétations ! Certains titres arrivent parfaitement au bon moment et on ne peut que rendre hommage à Smith et à sa capacité à créer une setlist capable d’emporter à ce point le public. On peut ainsi citer Shake Dog Shake, 1er titre du rappel #2, et surtout Friday I’m In Love. Calée après Lullaby, Hot Hot Hot !!! et avant Boys Don’t Cry, c’est un des grands moments de la soirée. Ça dansait dans tous les recoins du Palau Sant Jordi !


Le rappel #2 avec Shake Dog Shake / Fascination Street / Never Enough / Wrong Number


▲ Le rappel #3 avec The Lovecats / Lullaby / Hot Hot Hot!!! / Friday I’m In Love / Boys Don’t Cry / Close To Me / Why Can’t I Be You?

Pour certains, ce concert de Barcelone a été le plus réussi : meilleur public, meilleure salle, meilleur son, meilleure ambiance. N’ayant finalement que peu de points de comparaison, je n’aurais pas un avis aussi tranché (sauf bien sûr concernant la voix de Smith… Là, pas de doute possible…). Mais une chose est sûre : ce fut un des meilleurs concerts de The Cure auxquels j’ai assistés ! De très bon augure avant ceux en Angleterre…

La setlist de Barcelone (26.11.2016) :
Open, Kyoto Song, A Night Like This, The Walk, Push, Inbetween Days, Sinking, Pictures Of You, The Blood, Three Imaginary Boys, Primary, Charlotte Sometimes, Lovesong, Just Like Heaven, From The Edge Of The Deep Green Sea, One Hundred Years, End,
E1: It Can Never Be The Same, Burn, Play For Today, A Forest,
E2: Shake Dog Shake, Fascination Street, Never Enough, Wrong Number,
E3: The Lovecats, Lullaby, Hot Hot Hot!!!, Friday I’m In Love, Boys Don’t Cry, Close To Me, Why Can’t I Be You?

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