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The Cure… Que sont-ils devenus ?

L’autre jour, en regardant les requêtes tapées sur Google sur la thématique « The Cure« , je me suis aperçu que beaucoup d’internautes cherchaient l’expression « Que sont devenus les Cure ? » (ou équivalent). C’est vrai que lorsque vous dites à une personne non fan du groupe que, par exemple, vous les avez vus en concert à Londres pour leurs 40 ans de carrière, la réponse qui fuse le plus souvent est « Ah bon ? Ils existent encore ? ». Une phrase qui a le don de nous énerver…

Ceci dit, il pourrait être intéressant de faire un petit résumé du parcours de The Cure pour les non-initiés. Comme point de départ, je vous propose de prendre la sortie de Wish (1992) qui marque pour moi la fin de la période faste entamée avec la sortie de The Head On The Door en 1985 (et la fameuse Curemania).

De 1992 à 1999 : départs, procès et déceptions

En 1992 sort donc Wish, 9e album de The Cure. Classé honorablement au top 50 (17e place), on n’échappe pas au matraquage radio des singles High et Friday I’m In Love. A noter qu’en Angleterre, Australie et Etats-Unis, c’est un carton plein pour la bande à Robert Smith avec respectivement 1ère/1ère/2e place des charts.

Mais la tournée mondiale qui suit, excellente malgré l’absence de Simon Gallup sur plusieurs dates pour cause de pleurésie, est éreintante et va faire mal au groupe. Porl Thompson, guitariste et accessoirement beau-frère de Robert Smith (car marié à sa sœur Janet), adopte un look de moine bouddhiste et part jouer avec Page & Plant. Quelques temps plus tard, c’est au tour de Boris Williams (batteur) de quitter le groupe afin de monter son propre projet musical en compagnie de sa compagne de l’époque. Bref… Ne reste plus que l’inamovible Robert Smith, Simon Gallup (basse) et Perry Bamonte (guitare/claviers).

Pour assombrir un tableau déjà bien terne, Lol Tolhurst refait surface en 1994 et intente un procès à Robert Smith et Chris Parry (patron de Fiction Records, label de The Cure) au sujet de taux de royalties et des droits de propriété sur le nom du groupe. Heureusement pour lui, Robert Smith gagne le procès et peut continuer à utiliser le nom « The Cure ».

Mais cet épisode judiciaire, dont l’issue est favorable au groupe, retarde la création d’un nouvel album. Wild Mood Swings sort finalement en 1996. Et il déroute autant les fans, qui ne se retrouvent pas dans la production extrêmement variée, que les critiques musicaux qui le trouvent faiblard. La tournée « The Swing Tour » n’est pas sold out. Mais les concerts sont excellents et quelques dates marquent les esprits, dont celle du 15 octobre 1996 à Paris Bercy où The Cure délivre un sublime set.

Après cela, Robert Smith met son groupe en veille. Il participe au concert anniversaire de David Bowie en janvier 1997 au Madison Square Garden de New-York. Il y interprète 2 titres avec son idole.

Toujours en 1997 sort Galore, compilation de singles qui est la suite de Staring at the sea (1986). Un morceau inédit clôture l’album, Wrong Number, où apparaît Reeves Gabrels, guitariste de David Bowie. Mais le succès commercial n’est pas au rendez-vous. Pour conjurer cette chute, Robert Smith décide de remettre son groupe sur les routes pour une tournée de festivals à l’été 1998. Plusieurs dates sont catastrophiques, dont les concerts français (Nîmes, Lyon). Mais parallèlement, Robert Smith accède au statut d’icone en prêtant sa voix à son propre personnage dans un épisode de South Park où il sauve le monde…

The Cure finit l’année en 1999 en annonçant un nouvel album à venir au début de l’année 2000. Les fans retiennent leur souffle…

De 2000 à 2009 : fleurs de sang, collaborations et retour de Porl Thompson

Bloodflowers sort en février 2000 et dans l’ensemble le public est conquis. Les fans retrouvent le son Cure qu’ils avaient perdu avec Wild Mood Swings. Les critiques sont plus partagées : certains trouvent que c’est une réussite, d’autres que Smith revient à une mélancolie un peu facile. Quoiqu’il en soit, la tournée The Dream Tour est une réussite avec notamment 2 soirs dantesques au Zénith de Paris en avril 2000.

La tournée achevée, Robert Smith fait plusieurs collaborations sur les disques d’autres artistes : Earl Slick, Junkie XL, Junior Jack, Blink 182. La collaboration avec Fiction Records, le label de toujours, s’achève en 2001. Pour accélérer sa liberté, Robert Smith accepte de sortir un double CD Greatest Hits (un cd avec des chansons et un autre avec les mêmes titres mais en versions acoustiques).

The Cure se lance alors en 2002 dans le projet Trilogy : jouer en intégralité et dans l’ordre chronologique les albums Pornography, Disintegration et Bloodflowers à Bruxelles et à Berlin. Les 2 concerts allemands seront immortalisés par un double DVD qui sort en 2003.

2004 est une année riche pour le groupe qui sort successivement un coffret de 4 CDs, Join the Dots: B-sides and Rarities, 1978-2001 (The Fiction Years) puis un nouvel album sobrement intitulé The Cure, produit par Ross Robinson. Le son est brut de décoffrage, en raison notamment de l’expérience et de la sensibilité de Ross Robinson (qui a notamment produit des albums pour Slipknot). L’album n’est pas mauvais en soi, quelques titres sont même excellents, mais pour autant on est loin du niveau auquel nous ont habitué les Cure. Pour soutenir cet album, le groupe monte sa propre tournée aux USA avec Interpol, Mogwai, Muse, etc. C’est le Curiosa Tour. L’année 2004 s’achève alors avec la sortie de la première des Deluxe Edition consacrée à Three Imaginary Boys. C’est un double album comprenant la version remastérisée de l’album original et d’un autre CD composé de raretés et de lives.

2005 est un tournant puisque la formation créée en 1996 n’existe plus. Roger O’Donnell (claviers) et Perry Bamonte (guitare) sont gentiment poussés vers la sortie. On pense que Smith veut revenir à une forme brute de musique et redevenir un trio. Mais quelques semaines après ce changement, Porl Thompson (guitare) fait son retour au sein de The Cure. Il avait quitté le groupe après Wish (1992). Accessoirement, c’est le beau-frère de Robert Smith car il est marié à sa jeune sœur Janet. The Cure dans cette nouvelle configuration apparaît pour la première fois lors du Live 8 de Versailles pour un show court mais intense avec notamment une excellente version de One Hundred Years.

The Cure prend alors la route en 2007 et 2008 pour le 4T Tour, une tournée mondiale, qui annonce la venue d’un nouvel album  4:13 Dream qui sort en octobre 2008. Là également, il y a du bon mais l’album reste en deçà de ce que peut produire Robert Smith.

Par ailleurs, Porl Thompson décide de quitter le groupe en 2009. Il est remplacé à partir de 2012 par Reeves Gabrels, ancien guitariste de David Bowie que Robert Smith a rencontré en 1997.

Depuis 2010 : la scène avant tout

A partir de 2010, le groupe ne se consacre plus qu’à la scène et enchaîne concerts et festivals en puisant dans sa riche discographie : concerts Reflections, Bestival, LatAm2013 Tour, Great Circle Tour 2013, AutumnCure 2013, Teenage Cancer Trust, etc.

En marge de ces concerts, Robert Smith continue de collaborer avec d’autres artistes : Anik Jean, 65daysofstatic, Crystal Castles et The Japanese Popstars.

Et aujourd’hui, The Cure vient d’entrer au Rock n’Roll Hall of Fame, il planifie une nouvelle tournée de festivals à l’été 2019, ainsi que des concerts anniversaires pour marquer la sortie de Disintegration (1989). Et la dernière grosse info est la sortie prévue à l’automne 2019 d’un nouvel album.

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