Press "Enter" to skip to content

The Cure fête ses 40 ans à Hyde Park avec un concert mémorable

The Cure a délivré un set maîtrisé de bout en bout, mais sans surprises et un peu court, lors de son British Summer Time à Hyde Park le samedi 7 juillet 2018. Un concert anniversaire sous forme de best of pour dignement fêter 40 ans de carrière.

 

Hyde Park, samedi 7 juillet 2018, 22 h 25

Robert Smith est seul sur la scène du British Summer Festival. Ses camarades de jeu (Simon Gallup, Jason Cooper, Roger O’Donnell et Reeves Gabrels) ont quitté les lieux et le laissent face à un public massif et surchauffé de 65 000 personnes. Smith lâche un « See you very soon » qui déclenche ça et là quelques hurlements. Puis il disparaît dans la pénombre du backstage. La très belle prestation de The Cure vient achever une longue après-midi qui aura vu défiler sur les 2 scènes GoldFrapp, Interpol, Ride, Slowdive, etc.

Hyde Park, samedi 7 juillet 2018, 15 h

Notre petit groupe vient d’arriver sur le lieu du festival avec l’envie d’assister au concert de Slowdive. Les bars et autres baraques à frites, disposés de part et d’autre du site, ressemblent aux décors de carton pâte de Disneyland. L’ambiance est bonne et le soleil cogne fort sur les crânes dégarnis des fans. En effet, la majeure partie des personnes présentes appartient à la catégorie des quadras, voire davantage. On croise par endroits des grandpas et grandmas. Rien d’étonnant à cela : si vous avez découvert The Cure à 20 ans (ou plus) au moment de leur premier album, aujourd’hui vous avez 60 ans (ou plus). Mais on croise également quelques trentenaires et autres ados sur la pelouse desséchée de Hyde Park. Et ça a un petit côté rassurant de constater que The Cure, malgré leur statut de dinosaure du rock anglais, continue de rassembler plusieurs générations autour de leur musique. Sans même avoir sorti quoi que ce soit de nouveau depuis 2008.

Fans péruviens de The Cure - Photo par denis Barrier
Fans péruviens ! (photo Denis Barrier)

Et en parlant de nouveauté, les fans qui ont fait le déplacement depuis les 4 coins de l’Europe, voire de la planète, savent à quoi s’attendre : il n’y en aura pas. Et Robert Smith avait également prévenu tout le monde quant à la nature du concert : « Hyde Park’s going to be hands in the air ». Oubliez les chansons les plus sombres et le dark side of The Cure, la part belle sera faite aux singles et autres titres dansants du répertoire du groupe.

En attendant The Cure… Le soleil tape fort !

Mais en attendant que The Cure fasse son entrée à 20 H 20 sur le Great Oak Stage, la scène principale du festival, le public aura droit aux prestations d’Interpol, Goldfrapp, Editors, Slowdive et Pale Waves. Sur les deux autres scènes, BarclayCard Stage et Summer Stage, plus petites, vont défiler Ride, Lisa Hannigan, Twilight Sad, This Will Destroy You, Allthingsmata, Kaelyn Mikla, Kathryn Joseph et PG Lost. A ce propos, je n’ai pas vraiment compris que Ride ne joue pas sur la grande scène. Car programmé juste avant The Cure, mais donc sur une scène différente, il était très compliqué d’enchaîner les deux. Une petite erreur dans cette mécanique très bien huilée qu’est le British Summer Festival…

Je ne m’attarderai pas à faire un retour sur tous les groupes qui se sont succédé. Je dirai simplement que j’ai beaucoup apprécié Slowdive, un tout petit peu moins GoldFrapp et Interpol (en tous cas leurs titres récents, les anciens étant toujours aussi efficaces live). Pour ma part, j’ai trouvé Editors un peu pénibles malgré toute l’énergie que met le chanteur dans son chant et son attitude.

Hyde Park, samedi 7 juillet 2018, 20 h 20

Entendue au soundcheck, Plainsong retentit alors que The Cure fait son apparition sur la scène principale. Robert a chaud et le fait comprendre au public. Faisant face au soleil, il mime une croix avec ses doigts comme pour repousser cet assaillant qui pourrait faire fondre n’importe quel goth. Mais il va bien falloir qu’il fasse avec… Car du soleil il va y en avoir pendant un bon moment !

Vade retro sol !

Et là, premier choc : le son est malheureusement assez mauvais. La grosse caisse est beaucoup trop mise en avant et la basse de Simon Gallup ressemble à une bouillie informe. On craint pour la suite… Heureusement, au cours des titres qui suivent, l’ingénieur du son se réveille de sa sieste et fait quelques ajustements bénéfiques.

2e constat : aucun temps morts entre les morceaux. Le groupe veut certainement optimiser chaque seconde de son show car le temps lui est compté. Le concert doit durer 2 h… ni plus, ni moins.

Sans surprise, la setlist est une setlist de festival : Pictures of You, High, A Night Like This, The Walk suivent Plainsong. Pour l’originalité, on repassera. Mais il faut bien reconnaître que le tout est exécuté avec brio. C’est tout de même un peu étrange de voir The Cure jouer en plein soleil. Les fans sont plus habitués aux atmosphères sombres et à l’obscurité. Mais ce n’est qu’une question de temps avant que le soleil ne fasse sa disparition…

A Forest, avec des écrans géants qui jouent parfaitement leur rôle

Au bout d’une heure de concert, ça va d’ailleurs beaucoup mieux. Et la pénombre qui commence tout juste à s’installer semble accueillir avec bienveillance A Forest. Au passage, bravo à l’organisation pour les écrans géants qui encadrent la scène (elle-même magnifique avec ses 2 arbres immenses et une végétation reconstituée). Ils donnent une dimension assez irréelle à certains titres, dont A Forest, avec la projection habituelle des images en négatif d’une forêt.

Auparavant, le public du British Summer Time a eu droit à quelques classiques parmi lesquels Lovesong, Push, In Between Days, Just Like Heaven, If Only Tonight We Could Sleep, Play For Today. Seul faux-pas d’une setlist jusque là réussie : The End Of The World. Je ne comprends toujours pas pourquoi Robert Smith s’évertue à la jouer en concert malgré sa faiblesse et le fait qu’une très grosse majorité de fans (je ne pense pas me tromper, si ?) n’aiment pas ce titre.

Anyway… La première partie du concert s’achève avec Shake Dog Shake (que j’aurais bien vue en morceau d’ouverture… ça aurait eu son petit effet je pense…), Burn, Fascination Street, Never Enough. L’enchaînement final From the Edge of the Deep Green Sea / Disintegration est très bon. L’émotion est palpable pour Robert Smith au moment de chanter « How the end always is » avec, si je ne me trompe pas, quelques larmes étouffées…

Fin du premier acte. The Cure se retire en coulisses avant de revenir rapidement (à cause du timing serré) avec Lullaby, The Caterpillar, Friday I’m in Love, Close to Me, Why Can’t I Be You?. Et bien évidemment, Friday I’m In Love emporte la palme du titre qui fait le plus bouger le public. Et encore une fois, les projections de cœurs rouges tournoyants sur les écrans géants donnent une impression de fête géante. Fabuleux !

Et pour achever en beauté ce British Summer Time, Robert Smith nous ressort un final bien connu mais tellement efficace : Boys Don’t Cry, Jumping Someone Else’s Train, Grinding Halt, 10:15 Saturday Night, Killing An Arab. Quel bonheur de retrouver Jumping Someone Else’s Train enchaîné avec Grinding Halt. On a l’impression que, sentant la fin du concert venir, Robert Smith lâche les chevaux. Et quelle voix ! Du pur bonheur ! On imagine la frustration du groupe de ne pas avoir pu jouer davantage. Quoiqu’il en soit, les dernières notes d’un Killing An Arab volcanique résonnent et il est déjà temps de se quitter.

En conclusion, ce fut une superbe après-midi : un temps de fou, des amis, des concerts et un show incroyable de notre groupe favori. Comme l’a dit l’organisation du British Summer Festival le lendemain sur Twitter : « Last night was just like a dream ».

La setlist du concert

La setlist :

  • Plainsong
  • Pictures of You
  • High
  • A Night Like This
  • The Walk
  • End of the World
  • Lovesong
  • Push
  • In Between Days
  • Just Like Heaven
  • If Only Tonight We Could Sleep
  • Play For Today
  • A Forest
  • Shake Dog Shake
  • Burn
  • Fascination Street
  • Never Enough
  • From the Edge of the Deep Green Sea
  • Disintegration

Rappel :

  • Lullaby
  • The Caterpillar
  • Friday I’m in Love
  • Close to Me
  • Why Can’t I Be You?
  • Boys Don’t Cry
  • Jumping Someone Else’s Train
  • Grinding Halt
  • 10:15 Saturday Night
  • Killing An Arab.

Le mp3 du concert :
https://www.mediafire.com/file/l3mb7mxfdwigu3h/The+Cure+-+London+Hyde+Park+BST+-+07.07.18+-+MP3.zip

Lire également :

Abonnez-vous à la newsletter de Pictures of Cure et ne ratez aucune info !

Un service proposé par FeedBurner

2 Commentaires

  1. Loomis Loomis 6 août 2018

    Merci pour cette chronique !
    Pour info dans mon entourage nombreux sont ceux qui aiment The end of the world
    Personnellement c’est Friday I’m in love qui m’écorche les oreilles.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

 

Pictures of Cure • 2001-2018 • Tous droits réservés