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Single #1 | The Only One

Alors voilà… Le nouveau single des Cure est sorti… Son titre ? « The Only One ». Assorti d’une face B inédite, « NY Trip », ce nouveau titre est loin d’être une réelle surprise puisque il fut joué à chaque concert (ou presque) lors de la tournée européenne. Mais si chacun a eu le temps et le loisir d’écouter différentes versions live de « The Only One », peu d’entre elles proposaient une qualité audio suffisante pour pouvoir vraiment se faire une opinion. C’est donc avec un grand plaisir, et une petite excitation, que l’on insère le CD dans la platine. Sans compter que cela faisait 4 ans que le groupe n’avait rien sorti de « neuf » !

Précisons avant toute chose que cette version de « The Only One » est différente de celle que nous retrouverons au mois de septembre sur l’album. Et il en sera de même pour les 3 autres singles à venir, chacun portant la mention « 13 mix ».

Et donc qu’en est-il ? Et bien pas grand-chose de transcendant finalement. Le morceau est bon, la mélodie est efficace et vous reste en tête. Mais pour ce qui est l’originalité, faudra repasser… Alors bien sûr c’est un single et comme toujours on n’échappe pas au squelette « couplet / couplet / refrain / couplet / refrain ».

Mais ce qui est gênant, c’est qu’on ressentirait presque de la frustration à l’écoute de « The Only One ». Car comment ne pas être charmé dans les premières secondes par ce petit arpège de guitare et cette basse métallique. Mais il manque quelque chose… Ou plutôt il y a quelque chose en trop… Et peut-être faut-il chercher du côté de la batterie. Jason Cooper est devenu un très bon batteur, c’est son patron qui le dit. Et c’est bien là que le bât blesse : il en fait beaucoup trop ! Imaginez « The Only One » avec un rythme simplifié (sans notamment les roulements sur les toms qui reviennent à chaque mesure…) et vous avez certainement une chanson pop beaucoup plus efficace. A trop vouloir en faire…

Frustration donc car si le morceau est dans son ensemble assez agréable à écouter, on ne peut s’empêcher de penser que Robert Smith est passé à côté d’un single pop presque imparable, que même les « non-fans » pourraient avoir envie d’acheter (mais est-ce vraiment là le désir de Smith ? Pas sûr…)

Frustration également côté paroles, et ce même si nous autres francophones sommes plus sensibles aux sonorités et autres aspects mélodiques. Pendant de longs mois, Smith a eu de gros problèmes d’écriture, les justifiant par son désir de trouver les mots justes, ceux correspondant parfaitement à son état d’esprit du moment. Or faut-il vraiment se creuser le ciboulot pour pondre « Oh I love, Oh I love, Oh I love / What you do to my head / When you pull me upstairs / And you push me to bed / I love what you do to my head / It’s a mess up there! » ? Assurément oui pour le commun des mortels mais certainement pas pour Robert Smith, qui est (était ?) avant tout un brillant songwriter.

Et quid de « NY Trip », face b inédite ? Pour ce nouvel album, Smith a pioché dans ses vieilles démos et nul doute que « NY Trip » fait partie de celles-là. Comment ne pas penser aux Cure période 84/85 avec ce titre ? Et bien malheureusement cette chanson aurait dû rester dans les cartons : absence cruelle de relief, mélodie décousue, batterie une fois de plus trop présente, arrangements horripilants… Très confus tout ça…

Peut mieux faire…

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