Biographie

1976 / 1978

Robert Smith créé MALICE avec Michael Dempsey, bientôt rejoints par Lol Tolhurst, et enfin Porl Thompson. Le groupe évolue et devient en 1977, EASY CURE. Le chanteur est à l’époque un certain Peter O’Toole, et avec lui, les musiciens enregistrent leurs premières demos.
Au bout de quelques mois, après le départ d’O’Tool et de Thompson, Robert Smith prend la tête du trio: THE CURE vient de naître avec l’idée première de réaliser une série de chansons à la fois énergiques et minimalistes.
Le groupe se fait remarquer par Hansa Records mais l’affaire n’est pas concluante. C’est alors que Chris Parry, qui travaille chez Polydor, les contacte mais non pour signer dans la célèbre maison de disque (celle-ci ne sera que distributeur), mais bien pour créer, avec eux un label indépendant, « Fiction Records ». Le premier 45 tours, « Killing an Arab /10:15 Saturday night » sort en décembre 1978 sur Small Wonder, les fonds récoltés étant destinés à lancer définitivement Fiction Records.

1979

« Three Imaginary Boys » le premier album des Cure sort en mai, et sa pochette (un frigidaire, un lampadaire et un aspirateur, sans aucune mention des titres) fait sensation.
Parallèlement, Smith se découvre une envie de producteur et lance THE OBTAINERS, et réalise en dehors des Cure, « CULT HERO ».
Fin 1979 Michael Dempsey décide de quitter le groupe pour des raisons personnelles, et c’est Simon Gallup qui le remplace alors que se joint de même le claviériste Matthieu Harley.
De nouvelles ambitions naissent et essentiellement celle de façonner un album plus complet, non plus une compilation regroupant des titres très différents, mais au contraire tenter de trouver une homogénéité de son et d’expression.

1980

« Seventeen seconds » sort en avril, avec des chansons qui, encore aujourd’hui, restent des grands classiques de l’histoire rock : a titre d’exemples » A forest « , » In Your House « , » Play for Today « , résument à elles toutes seules le style alors inédit, froid et engourdi de la musique Cold Wave. Les mots dénués de tout expressionnisme, les mélodies mélancoliques et si ténues, confèrent aux Cure un public de fidèles. Revendiquant totalement leur différence, leurs choix, affirmant leur anticonformisme, Smith s’explique : « Quand nous avons enregistré Seventeen Seconds, je ne voulais absolument pas qu’on devienne célèbres ».

1981

Un an et une multitude de concerts dans les jambes, les Cure réalisent « Faith », une œuvre dense qui poursuit les premières explorations du précédent album, en amplifiant tout ce qui suscite le malaise, la crise mystique, et l’ obsession de la disparition. Des titres comme « The Drowning Man » ou « All Cats are Grey » très proches de l’univers de Joy Division (un autre groupe mythique) font de Robert Smith, à 22 ans, le représentant de toute une génération d’adolescents en proie à leurs angoisses du moment.

1982

Suite à une interminable tournée, sous l’emprise de l’alcool et de drogues, dans un climat tendu et plein de dissensions entre les différents membres de la formation, c’est dans la douleur que les Cure donnent naissance à l’album que Robert Smith considère encore aujourd’hui comme le sommet de leur œuvre, l’album « Pornography ». Jamais ils n’auront la sensation d’avoir été aussi loin dans l’expression de leur propre schizophrénie, composant des titres pleins d’une violence qui semble ne pas vouloir sortir. Le groupe est au bout de quelque chose (Smith: « Je pensais pendant l’enregistrement de « Pornography » qu’il s’agissait de notre dernier album »). Après un concert à Strasbourg, Smith se bat avec Gallup, ce dernier quitte le groupe, les Cure n’existent plus.

1983

C‘est une année de transition où Robert Smith se retrouve seul avec Lol Tolhurst. Ce dernier pousse son compère à se remettre au travail. L’idée de découvrir de nouvelles technologies, de changer d’air se fait ressentir. Il en découle plusieurs chansons iconoclastes si l’on considère le travail produit jusque là. « The Walk », « Let’s go to Bed » sont de sémillantes chansons pop en rupture totale avec les noires effusions de « Pornography ». Le succès est immédiat malgré l’impression de trahison durement ressentie par les fans de la première heure. S’en suit la collaboration des Cure avec Tim Pope, qui s’amuse à créer dans des clips vidéo très esthétiques, le personnage de Robert Smith, une sorte d’ahuri maladroit et décalé. En même temps, le chanteur se sentant perdu dans ses nouvelles tribulations, se réfugie dans SIOUXSIE AND THE BANSHEES en tant que guitariste et s’amuse avec Steve Severin à la création de THE GLOVE, un album psychédélique.
Finalement après la sortie d’une compilation des titres réalisés pendant cette période, Robert Smith et Lol refondent véritablement The Cure avec Andy Anderson à la batterie et Phil Thornalley à la basse.

1984

Robert Smith se réveille enfin et enregistre pratiquement tout seul l’album « The Top », une œuvre qui réinvente la pop psychédélique, un travail étonnant, plein de surprises, où l’on redécouvre l’immense talent de mélodiste-chanteur : « Piggy in the Mirror », « Bananafishbones », « Dressing up » ou encore « The Birdmadgirl », débordant de délires textuels, sont de véritables petit joyaux. A la fin de l’année sort un album Live prouvant une fois de plus l’énergie poignante du groupe sur scène.

1985

C’est l’année du succès. Le groupe est à nouveau réorganisé, Simon Gallup reprend du service à la basse, Boris Williams s’occupe de la batterie. L’ ambiance est au beau fixe, plus qu’elle ne l’a jamais été : « The Head on the Door » album est vif, presque joyeux et se compose, plus que jamais, comme un patchwork brillant d’influences diverses : « Kyoto Song » « The Blood », « Close to Me », « In between days » , sont des tubes repris et chantés par une multitude de nouveaux fans qui, dans le monde entier, s’appliquent à cloner leur idole, Robert Smith.

1986

Fort de leur succès mondial, les Cure sortent une compilation présentant les meilleurs chansons de leur histoire, c’est aussi l’occasion de donner une deuxième chance à « Boys don’t cry », un titre qui est réenregistré pour l’occasion. Après une série triomphante de concerts, la bande se retrouve en studio pour prendre le temps d’écrire un nouveau chapitre de leur histoire.

1987

Un nouveau claviériste se joint à la formation, Roger O’Donnell. « Kiss me kiss me kiss me » sort en mai, il s’agit d’un double album proposant de nouvelles compositions dans lesquelles chacun des membres des Cure ont apporté leur contribution, Robert Smith revendiquant le fait d’avoir été particulièrement attentif à moins contrôler la globalité de l’œuvre, laissant plus de place à l’influence des autres musiciens.
Le double album résume toutes les expériences accumulées par le groupe depuis ses débuts, livrant des chansons pleines de souffre en contraste avec de réjouissantes ballades pop endiablées.
Une immense tournée est organisée, à la suite de laquelle, Robert Smith se plaint de ne plus pouvoir supporter une telle dépense d’énergie. L’envie de tout arrêter est en germe.

1988

Nouvelle année de transition. Le groupe ne joue cette année là aucun concert pour la première fois depuis 1979. Robert Smith prend du recul et en profite pour épouser Mary Poole, sa petite amie qui est à ses côtés depuis 15 ans.

1989

« Disintegration » sort et l’on pense avoir entre les mains le dernier opus des Cure. Album de la maturité, retour aux sources, tout semble indiquer le chant du cygne. Lol Tolhurst quittant le groupe, devenu improductif et accusant de terribles problèmes de boisson, Robert se retrouve le seul membre légitime de la bande. L’album est salué dans le monde entier comme étant le parachèvement final et sans compromis d’une carrière brillante et ininterrompue. Les concerts donnés sont certainement les plus rigoureux et les plus soignés jamais entrepris, et c’est l’équipe technique de Prince qui est chargée de l’aspect scénique. Les fans de la première heure et la nouvelle génération de spectateurs semblent réconciliés pour savourer les douces et noires volutes musicales du ténébreux Robert Smith.
La tournée se déplace partout en Europe et aux Etats-Unis, et au bout du compte la fatigue fait prétendre au leader des Cure que cette fois » trop c’est trop, un break est nécessaire « .

1990/1991

En 1990 sort « Mixed Up », un album de remixes peu apprécié par les fans de la première heure. Et pourtant ce projet contesté va redonner de la motivation à un Smith fatigué à l’issue du « Prayer Tour ».
En 1991, les Cure enregistrent plusieurs démos en vue du prochain album, et les testent sur scène. Sous le nom de « 5 imaginary boys », ils donnent un concert surprise au TC II de Londres. Ils participent également à un « MTV Unplugged » et au « Great British Music Week-End ».
1991 est également une année de consécration. The Cure reçoit le Brit Award du meilleur groupe britannique.

1992

Ce n’est que trois ans plus tard, alors que les fans n’ont eut qu’une compilation de remix à se mettre sous la dent (« Mixed up »), qu’un nouveau LP est mis en vente : »Wish » accuse un retour quelque peu laborieux, chose surprenante le son est relativement peu soigné, et mis à part deux-trois chansons, rien de très nouveau. Pour un retour tant attendu, on reste quelque peu sur sa faim, néanmoins le plaisir reste entier de revoir les Cure sur scène. A noter que l’album se hisse tout de même n°1 des ventes en Angleterre et n°2 aux Etats-Unis.

1993

Sortie de deux live, « Show » et surtout « Paris », qui contient exclusivement des titres des années 80 interprétés par la formation du moment.

1996

Après 4 ans d’absence, essentiellement à cause des démêlés de justice entre Robert Smith et son ancien acolyte, Lol Tolhurst, Les Cure sortent enfin « Wild Mood Swings » . Sa structure rappelle » The Head on the Door » car on y trouve plusieurs expériences musicales qui n’ont aucun lien entre elles malgré une constante, celle d’avoir fait appel à des arrangements à cordes, ce qui jusque là était inédit. De très grandes réussites comme « Jupiter Crash », ou « Want » laissent entrevoir un désir de travailler des harmonies simples et de les confronter à d’autres plus élaborées. Robert Smith n’a rien perdu de son énergie et sa voix reste telle qu’elle a toujours été, anxieuse, alambiquée, et profondément émouvante. Malgré cela, l’album n’atteint pas les ventes espérées (par Fiction tout du moins…). Les fans sont déconcertés par l’album, qu’ils jugent non conforme à l’esprit Cure : sombre et mélancolique.

1997

Année calme pour les Cure. Robert Smith en profite pour répondre à l’invitation de David Bowie qui le convie à fêter son anniversaire (50 ans) sur scène à ses côtés au Madison Square Garden de New-York. La même année, sort « Galore », compilation de singles qui est la suite de « Staring at the sea » (1986). Un morceau inédit clôture l’album, « Wrong Number », où apparaît Reeves Gabrels, guitariste de David Bowie. La aussi, le succès commercial n’est pas au rendez-vous, les Cure s’enfoncent…

1998

Si les Cure sont absents musicalement (hormis une tournée de festivals pas des plus réussies), ils sont en train d’accèder au rang de groupe culte et Robert Smith à celui d’îcone. Il prête sa voix à son propre personnage dans un épisode de South park où il sauve le monde…

1999

Le groupe se remet à travailler à un nouvel album, qu’il enregistre fin 1999. On s’attend à ce que Smith prenne le contrepied de « Wild mood Swings ».

2000

« Bloodflowers » sort le jour de la Saint Valentin et annonce le renouveau du groupe. Sombre et mélancolique, c’est l’album qu’attende les fans. Sans atteindre des sommets artistiques, « Bloodflowers » se démarque par son côté introspectif et personnel. The Cure renoue avec le succès, la tournée est un triomphe.

2001

Pour la première fois depuis le début de leur longue carrière, Les Cure sortent un « Greatest Hits » (cd et dvd) et on se rend compte de l’immense portée de leur musique. Petite nouveauté, l’album est agrémenté, outre les versions originales, d’un cd supplémentaire où chaque titre est joué en accoustique, histoire d’offrir quelque chose de nouveau aux fans.

2002

Après une tournée des festivals, The Cure s’attèle à une tâche titanesque : jouer sur scène, dans leur intégralité et chronologiquement « Pornography », « Disintegration » et « Bloodflowers ». En effet Smith estime qu’il existe un lien entre ces 3 albums, formant de fait une trilogie. Ils jouent 2 soirs de suite à Berlin, leur performance est filmée et donnera lieu à la sortie d’un nouveau dvd.

2003

Comme prévu, le dvd « Trilogy : live in Berlin » sort. C’est un joyau. Son, image, interprétation : tout est parfait. De son côté, Robert Smith ne s’ennuie pas… Il participe à de nombreux projets musicaux et apparaît en tant qu’invité sur plusieurs morceaux : « Believe » avec ‘Earl Slick, « Da Hype » avec Junior Jack, A perfect Blue Sky » avec Junkie XL, « un remix de « A Forest » avec Blank & Jones, « All of this » avec Blink 182, « Truth Is » avec Tweaker.

2004

Sortie d’un album éponyme, « The Cure », produit par Ross Robinson (Korn, Slipknot…). The Cure a quitté son label de toujours, Fiction, et se retrouve sur Geffen. L’album est acclamé par la critique, Robert Smith décide de monter une tournée de festivals aux Etats-Unis en compagnie de groupes proches de lui musicalement : The Rapture, Mogwai, Interpol, Muse… Cette tournée porte le nom de « Curiosa festival » et dans l’ensemble c’est uin succès. Mais l’enregistrement de l’album avec Robinson ne s’est pas passé aussi bien que prévu. Des tensions apparaissent, Simon Gallup (basse) ne cache pas son aversion pour les méthodes de Robinson et n’hésite pas à le critiquer parfois assez violemment.
Parallèlement à cela, la réédition des albums de The Cure débute : « Three Imaginary Boys » sort agrémenté d’un cd bonus fait d’inédits, de lives qui présentent le groupe sous un jour nouveau.

2005

Alors que The Cure affirme ne pas vouloir faire de concerts en 2005, ils changent d’avis et feront 9 festivals et participeront au concert du « Live 8″ de Versailles. Mais la nouvelle majeure est l’éviction de Roger O’Donnell et de Perry Bamonte (ainsi que Daryl, frère de Perry et manager du groupe) à la fin du mois de mai. Les festivals sont maintenus et on se demande comment The Cure va pouvoir jouer à 3. Robert Smith doit recruter un ou deux nouveaux membres. Dès lors, les pronostics vont bon train : Reeves Gabrels, Steve Séverin (Siouxee & The Banshees), Porl Thompson… Et finalement, Smith rappelle Thompson pour assurer la partie guitare, et personne pour jouer des claviers. La tournée des festivals est un succès, Smith boosté par cette réussite promet la sortie d’un nouvel album pour avril 2006.

2006

En ce début d’année, The Cure travaille sur le prochain album. Mais l’événement majeur est l’annonce en février du seul et unique concert du groupe (en attendant une possible tournée en fin d’année). Il aura lieu à Londres, dans la prestigieuse salle du Royal albert Hall, dans le cadre des Teenage Cancer Trust Concerts au profit d’une association, comme l’intitulé l’indique, de lutte contre le cancer. En l’espace d’une journée, toutes les places sont vendues. Les chanceux qui y assisteront attendent une performance à la hauteur de la Trilogie berlinoise (novembre 2002). Et effectivement, The Cure ne les décevra pas : 39 chansons jouées, 3h45 de concert ! Monumental ! En plus de participer à une oeuvre caritative, le groupe resserre les liens entre ses membres et retrouve ses basiques. En effet, au cours de ce concert, aucune nouvelle chanson n’est jouée. Robert Smith applique à la lettre le dicton « Savoir d’où l’on vient pour savoir où l’on va »… S’ensuit une conférence de presse ou le leader des Cure promet une tournée européenne à l’automne. Et quelques semaines plus tard, il confirme que le nouvel album sortira à la même période, le 31 octobre pour être plus précis.
Mais une fois de plus, les délais ne sont pas tenus et ce bien que l’album soit presque terminé. Il ne manque qu’une seule chose : de bonnes paroles… Problème récurrent chez Smith depuis « Wild Mood Swings » (1996), la page blanche atteint des proportions inquiètantes pour ce nouvel album. Le leader des Cure s’est fixé une dead line : s’il n’a pas écrit les paroles de ses 33 nouvelles chansons pour nöel alors il faudra l’abattre (selon ses propres termes). Pour faire patienter les fans, le groupe sort un DVD, sorte de compilation des festivals européens de 2005, sobrement appelé « Festival 2005″. S’il n’apporte rien de nouveau, ce DVD nous montre par contre un groupe qui, d’une part, est terriblement efficace sur scène et , d’autre part, que The Cure prend une orientation très rock. Quoi de plus normal lorsque l’on a dans ses rangs un guitariste explosif comme Porl Thompson.
Et pour clôre cette année 2006 en beauté, Robert Smith annonce la participation du groupe à l’Ultra Music Festival de Miami au mois de mars 2007. A cette occasion devraient être joués quelques nouveaux titres…

2007

Le 23 mars 2007, The Cure fait son entrée sur la scène principale de l’Ultra Music Festival de Miami. L’attente chez les fans est énorme car de nouveaux titres sont attendus. Mais le groupe se limite aux vieilles chansons. Pour de la nouveauté il faudra patienter… Hormis ce « détail », le concert est assez étrange puisque certains hits sont revisités pour coller à la thématique du festival qui est électro/dance.
A partir du mois de juillet débute le « 4T World Tour » et c’est l’occasion pour The Cure de jouer dans des pays inhabituels : Japon, Hong Kong (une première!), Singapour (idem) puis l’Australie et la Nouvelle-Zélande. Là-encore, pas de nouveautés jouées. Décevant…
Le groupe retrouve le sol américain à partir d’août pour une série de concerts qui gagne en intensité. Pendant ce temps-là toujours pas d’album commercialisé.
Lors du concert à Mountain View (octobre), un nouveau titre est enfin dévoilé, « The Only One » (futur premier single) suivi quelques jours plus tard par « A boy I Never Knew ».

2008

Le 4T Wold Tour se poursuit en ce mois de février 2008 et débarque en Europe, en commençant par la Suède. Le groupe est maintenant bien rodé aux sets joués, les concerts sont souvent des marathons pouvant dépasser les 3h.
Au mois de mars, la caravane s’arrête à Paris pour l’un des tous meilleurs concerts de cette tournée. Monumentale, la performance du groupe est immortalisée en vue d’une sortie DvD. Fait rarissime (sur cette tournée en tout cas), Faith est jouée lors du tout dernier rappel.
The Cure continue sa route et achève sa tournée à New-York en juin.
Au mois d’octobre sort enfin « 4:13 Dream », nouvel album. Le public le découvre en intégralité lors d’un concert promotionnel donnée à Rome quelques jours avant sa sortie. Mais difficile de juger avec des versions live… Surtout depuis que l’on sait Robert Smith est revenu à une production plus traditionnelle où chaque son est travaillé avec le plus grand soin (bien loin des considération brutes du précédent opus « The Cure » sorti en 2004). Néanmoins, 4 titres sont connus en version studio, puisque depuis le 13 mai, 4 singles ont été commercialisés : « The Only One » tout d’abord, « Freakshow » le 13 juin, « Sleep When I’m Dead » le 13 juillet, « The Perfect Boy » le 13 août, ainsi que d’un maxi intitulé Hypnagogic States comprenant des remixes (faiblards…) des quatre singles le 13 septembre.
Au final, « 4:13 Dream » est certes loin de la flamboyance de « Disintegration » (1989) ou de l’efficacité de « Wish » (1992), mais il n’en demeure pas moins un bon album, dont la plus grande qualité est certainement l’homogénéité.
La fin de l’année 2008 est essentiellement consacré à la promotion de l’album : émissions TV, apparitions live, concerts aux USA….

2009

L’année 2009 est calme… pas beaucoup d’infos en provenance du groupe. Tout juste sait-on que les sorties des albums remastérisés vont se poursuivrent en 2010 avec « Disintegration » et « Wish », accompagnés des versions DvD de « The Cure in Orange » et de « Show », sans oublier un coffret « The Cure@ the BBC » qui s’annonce prometteur.
A noter également la venue du DvD du concert enregistré à paris lors du 4T World Tour. Sortie plus qu’espérée surtout depuis la diffusion à l’été 2009 d’une heure dudit concert sur la chaîne Virgin 17, où l’on voit un groupe au sommet de son art.

2010

Alors que « Disintegration » en édition Deluxe de 3 CD (incluant l’album original remastérisé, des titres inédits et rares et le live Entreat augmenté de quatre chansons) sort le 24 mai 2010, Robert Smith a annoncé sur le site officiel la réédition en DVD de The Cure in Orange et Show, jusqu’alors seulement commercialisés en VHS et Laserdisc, ainsi que la parution d’un coffret The Cure at The BBC. La réalisation du Dark Album prend forme doucement, selon les termes de Smith, et un autre album disponible exclusivement sur iTunes est évoqué.

2010 voit Robert Smith interpréter un duo avec la rockeuse québécoise Anik Jean, un choix plus que douteux… Il participe en solo au disque Almost Alice où différents artistes interprètent des chansons inspirées du film Alice au pays des merveilles de Tim Burton, et collabore avec les groupes 65daysofstatic et Crystal Castles (« Not In Love »).

2011

Robert Smith participe en solo à l’album hommage au guitariste et chanteur John Martyn et sur un titre du nouvel album de The Japanese Popstars, Controlling Your Allegiance, disques publiés durant l’été 2011.

The Cure est de retour sur scène en 2011 au Vivid Festival à l’opéra de Sydney les 31 mai et 1er juin. Lors de ces deux concerts, baptisés Reflections, le groupe joue l’intégralité de ses trois premiers albums mais sous trois formations différentes totalement inédites : l’album Three Imaginary Boys est interprété par un trio composé de Robert Smith (chant et guitare), Simon Gallup (basse) et Jason Cooper (batterie). Roger O’Donnell fait son retour aux claviers pour jouer Seventeen Seconds, puis Lol Tolhurst se joint à ses quatre camarades, aux claviers et aux percussions, pour l’exécution de Faith. Porl Thompson est, en revanche, absent. Les concerts ont été filmés en vue d’un DVD.

Le 10 septembre 2011, The Cure se produit au Bestival de l’Ile de Wight. Porl Thompson est une nouvelle fois absent et semble bien avoir quitté la formation, même si aucune annonce officielle n’a été faite, mais Roger O’Donnell est quant à lui présent aux claviers et, à l’issue du concert, il annonce sur internet sa réintégration officielle dans le groupe. Un double album live de l’intégralité du concert, Bestival Live 2011, dont les bénéfices sont reversés à l’association caritative Isle of Wight Youth Trust, sort le 5 décembre sur le label Sunday Best Recordings.

Suite à une forte demande des fans, une tournée de 7 dates des concerts Reflections est organisée en novembre : le 15 au Royal Albert Hall à Londres, du 21 au 23 au Pantages Theatre à Los Angeles et enfin du 25 au 27 au Beacon Theatre à New York.

2012

Une tournée de festivals européens d’une vingtaine de dates, le Summercure Tour 2012, débute le 26 mai 2012 au Pinkpop, elle passe deux fois par la France, le 30 juin aux Eurockéennes de Belfort et le 20 juillet aux Festival des Vieilles Charrues voit The Cure se produire pour la première fois en Russie au Maxidrom à Moscou, et se termine le 1er septembre 2012 en Irlande au festival Electric Picnic. Spécialement pour cette tournée, le groupe est accompagné par le guitariste Reeves Gabrels.

2013

Alors que Robert Smith a plusieurs fois mentionné en interview un possible nouvel album, avec la participation de Reeves Gabrels à présent membre à part entière, 2013 ne sera pas l’année d’un 14e opus. Au lieu de ça, The Cure décide de combler ses fans mexicains et américains en donnant 7 concerts. Un peu plus tôt dans l’année, ce sont les fans asiatiques qui ont eu droit au Great Circle Tour.

2014

Toujours pas de nouvel album à l’horizon. Mais on retrouve le groupe sur scène, d’abord aux États Unis puis, à la fin de l’année, à l’Hammersmith Eventim Apollo pour marquer les 30 ans de leur passage. The Cure participe également au « Professor Brian Cox’s Christmas Compendium Of Reason », un événement dédié à la science. La reprise de Hello Goodbye (The Beatles) paraît sur l’album The Art of Mc Cartney.

2015

Année très calme pour The Cure : pas de concerts, pas de nouveaux titres. Mais les fans retrouvent le sourire au mois de novembre avec l’annonce d’une tournée aux Etats-Unis puis en Europe !

2016

Le Cure Tour 2016 est lancé en mai aux USA. Le groupe offre 2 nouveaux titres It Can Never Be The Same (écrite par Robert Smith en hommage à sa mère décédée en 2015) et Step Into The Light. De nombreux titres rares voire inédits sont joués en live. La tournée est un succès ! Puis The Cure embarque pour Hawaï, l’Australie et la Nouvelle-Zélande où il a également rendez-vous avec un public nombreux.

Après un passage par le Bestival, The Cure débute leur tournée européenne par Helsinki le 7 octobre 2016. Les setlists sont moins riches en inédits qu’aux USA mais les concerts sont des réussites. Robert Smith attrape froid en Allemagne et sa voix en souffrira pour quasiment tout le reste de la tournée. Malgré cela, le groupe continue de livrer des shows crépusculaires de presque 3 h. La tournée s’achève avec 3 concerts dantesques à la Wembley Arena de Londres.

à suivre…

Sources : Pictures of cure / Wikipédia