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The Cure @ Bestival 2011

Alors ? C’était comment le Bestival ? Rien de mieux que de demander à ceux qui y étaient… Et pourquoi pas à Gildas et Nathalie, heureux vainqueurs du concours Bestival/Pictures of Cure, qui ont rafflé les 2 places mises en jeu ? En voilà une bonne idée ! Et quand en plus on s’aperçoit qu’ils manient les mots avec talent… Voici leur récit…

Cette partie ne concerne pas le concert- vous pouvez donc zapper…

Après avoir stressé par le manque de nouvelles du contact pour le gain (n’est-ce pas Jeff ?) nous voilà en possession du précieux sésame pour nous rendre au Bestival. Départ le 1er septembre (non je ne suis pas parti en me prosternant à genoux jusque là bas mais nous avons joins l’agréable à l’extraordinaire pour passer quelques jour en Angleterre…j’arrête là le récit de mes vacances…) puis direction Ferry pour l’Ile de Wight la veille du concert histoire de prendre la température et vivre pleinement l’évènement…Donc au programme, parking, marche, marche, marche… retrait des bracelets (quoi ? , pas de pass Backstage, pas d’after show…??? – Trêve de plaisanteries je ne remercierais Jeff jamais assez…) marche, marche, marche…recherche d’un emplacement pour la toile, début d’infactus, montage de la toile…DEMONTAGE de la toile (car installé dans une voie de passage des secours)…PETAGE DE PLOMB, recherche d’un nouvel emplacement, marche, marche, RE montage de la toile, déshydratation intense, BIERE ! Après un profond coma suite aux 17 000 calories perdus et aux 14 litres de sueur (OUI il peut faire chaud en Angleterre) 1ère soirée tranquille à prendre possession des lieux – immenses – et faire connaissance avec nos voisins de camping, et toute la faune bigarée, costumée, et bottée (les bottes sont primordiales).

En fin de soirée nous nous sommes transformés en monteur de toile pour 2 groupes de jeunes anglais (notre dextérité à monter, démonter, remonter en un temps record avait fait visiblement le tour du camping, nous étions devenus de véritables légendes du maillet)

Le Bestival est une ôde à Monseigneur Rob Da Bank RDB par-ci RDB par-là). Le monsieur s’aime bien, mais le Bestival est un exemple d’organisation (Vieilles Charrues prenez-en de la graine…). Bref l’endroit est immense, propre (enfin ce n’est que le 2ème jour…voir plus loin), énormément de manifestations annexes aux concerts…Rendez-vous avec la MAIN STAGE avec au programme PENDULUM…(on est resté 5 minutes). Petite appréhension voyant la pelouse blindée jusqu’à loin, loin de la scène, sachant que tous les festivaliers n’étaient pas présents…En fin de soirée nous nous sommes transformés en monteur de toile pour 2 groupes de jeunes anglais (notre dextérité à monter, démonter, remonter en un temps record avait fait visiblement le tour du camping, nous étions devenus de véritables légendes du maillet). Bref après avoir aidé au montage des 2 toiles et avoir refusé une tranche de bacon en remerciement (les légendes travaillent bénévolement…), DODO…après s’être rentré une boite de boules Quies dans chaque orifice…auditif (C’est dommage qu’il n’existe pas des boules Quies pour d’autres type d’orifice – mais ne brûlons pas les étapes).

Samedi 10 septembre 2011 – Réveil au son du clairon…

eh oui il y en a un qui a eu la bonne idée d’emmener un clairon.
Réveil après une nuit finalement tranquille, on sort le réchaud pour le thé / café matinal (les dieux du camping penses à tout !) et soudain un son de basse lointain. Tiens, ce son puissant ne m’est pas inconnu. L’eau frémis. Tiens, un son de guitare plutôt familier. The Cure a vraiment une influence forte sur le groupe qui est en train de se préparer nous dit-on. L’eau boue…et soudain…NOM DE DIEU…BOUM tchaka tchaka BOUM tchaka tchaka … (ceci est la retranscription écrite de l’intro de 100 years…refaite le plusieurs fois de suite vous allez reconnaitre), on enfile nos tee shirts, pantalons, bottes, caleçons, chaussettes… ( l’ordre sera à vérifier après la photo finish) direction la Main Stage…et là le choc… en route l’intro de Plainsong aux claviers retenti. WTF ils vont quand même pas mettre une Bande Son pour Plainsong Quand même ! Arrivés sur les lieux, je sors mon LUMIX, un coup de zoom 4500 x (au moins ) histoire de voir ce qu’il se passe au loin l’accès étant fermé. Sur le bord de la scène, une personne ressemblant de loin à Robert à la basse, un mec qui ressemble à rien à la guitare, et un mec qui ressemble à Boris…aux synthés…et là tout devient clair, les synthés are back.. et comme Boris fait de la batterie, nos cerveaux embrumés (si vous suivez bien nous n’avons pas bu notre Thé/Café) font tilt…ROGER IS BACK… il est 10h10…pas de wifi, monsieur SFR qui ne me laisse pas utiliser mon téléphone en dehors de nos frontières…tant pis pour le scoop.

Bref soundcheck avec 100 years, a Forest, Plainsong (un tout petit peu) ils touchent leur bille les techniciens…

Ca y est… on a les bras qui tremblent…à chacun sa manifestation pré-concert de Cure, nous c’est les bras qui tremblent…Oubliés les Toilettes qui débordent des abus de la veille, oubliés les odeurs nauséabondes qui embaument certains endroits du festival (Monsieur RDB, un festival écolo ne veux pas forcément dire un festival TOUTES les ordures en tout genre sont stockées en immenses montagnes surtout dans les endroits de passage)

Samedi 10 septembre 2011 – 18h30 : A l’assaut du Main Stage

Après un échauffement avec les Village People à 15h30 (Ben quoi ? on est aussi là pour s’amuser) dont je vous ferai grâce de la review (s’il y a des intéressés faites le moi savoir), nous voilà partis équipés (ponchos dans la poche, la météo est capricieuse aujourd’hui et les bottes, si casse-cxxilles à enfiler prennent toute leur valeur en ces instants humides) et avec les bras tremblant plus que jamais.

Incursion jusqu’au 15/20ème rang pour le set de Crystal Castle. Autant nous n’avions pas accroché au concert de l’O2 en 2009 nous a fait forte impression aujourd’hui. Un concert intense, et une présence de la chanteuse assez impressionnante. Not in Love commence, nous caressons l’espoir d’une apparition de Robert…espoir déçu mais cela reste un très bon moment. Après le set le public s’éparpille (il fait soif) et nous nous retrouvons au 2/3ème rang pour le set de P.J HARVEY – très bon groupe, beaucoup de classe, mais la désagréable impression d’assister à un set de 2 jours 1/2 – WE WANT CURE, WE WANT CURE entendait-on surgir de la foule. Fin du set, et là on commence à ressortir une légère pression dans le dos d’une foule de 45.000 personnes (selon les organisateurs). En tout cas ça fait mal aux côtes. Crochet du droit, coup de pied retourné, prise de la corde à linge, et nous voilà…AU PREMIER RANG.

=> Samedi 10 juillet 2011 – 21h30 : The Cure @ Bestival (Pour ceux que notre life importe peu…et je les comprends c’est à partir d’ici qu’il faut lire)

L’aménagement de la scène terminé, au son d’un mix de messire RDB – C’est marqué sur le programme (en fait une vieille cassette qui avait glissé sous son siège de voiture : Soft Cell, Bowie, Kate Bush…) nous avons la confirmation d’une formation AVEC synthé. Arrivée du groupe, acclamations, Roger apparaît, et est accueilli très chaleureusement par le public connaisseur, Roger nous retourne la politesse d’un magnifique sourire, preuve de son émotion de refaire partie de l’aventure Cure.

Je vous fait grâce de la setlist…

Cette nouvelle formation nous délivre un ensemble homogène, puissant, et nous fait vite oublier Porl.

Plainsong débute…un tas de souvenir reviennent, pleins d’images des fois où je l’ai entendu, c’est comme une sorte de fil rouge, une synthèse de vie. Robert fait comme à son habitude le tour de l’avant scène pour nous jauger, et pour nous se dire : Voilà on y est. Pour les musiciens, Simon a délaissé ses Gibson Thunderbird habituelles pour un couple de Schecter Ultra Bass personnalisés (une blanche, une noire) sur les deux étant inscrit 1879 – Mon petit doigt m’a dit que cela correspondait à l’année de l’invention de la bicyclette – passion dévorante du monsieur. Ce n’est pas plus ou moins débile de de noter la liste de ses joueurs de foot préférés sur le Programme du 4Tour. Au diable aussi les histoires de contrats avec le fabricant de guitare…on s’en fout…il s’en sert formidablement bien de ses instruments.

Cette nouvelle formation nous délivre un ensemble homogène, puissant, et nous fait vite oublier Porl.

Just Like Heaven et les morceaux qui suivent nous confirme le profil « POP » du concert mais je ne m’attendait pas à autre chose. La folie gagne tout le public, on est là pour s’amuser et Robert l’a bien compris.

Arrivent Play For Today, A Forest, Primary, Shake Dog Shake, The Hungry Ghost, 100 Years, End, Disintegration : Cette formation peut à priori nous livrer toute les facettes du répertoire du groupe (à vérifier).

Et ils s’amusent ! Jamais je ne les avaient vus aussi cools, heureux d’être là : En vrac, les « Fucks » amusés de Simon à l’occasion d’un pain sur The End of The World, les regards complices Jason-Simon, Robert-Roger, les pains pleinement assumés de Robert (oui il y en a eu).

Viens le 1er rappel avec un magnifique arrangement de Lullaby (et oui il manque quand même une guitare) ou Simon assume la partie de Robert en début de titre, un inattendu Caterpillar pour que certains puissent se dire « c’est la première fois que je l’entend en live » et que les « purs-et-durs-pour-qui-que-The-Cure-c’était-mieux-avant » se taisent (un peu…).

Robert à pour l’occasion utilisé la guitare « cartoon » éditée spécialement pour l’occasion car d’après ce que nous avons compris, celle qui devait utiliser pour le set avait rendu l’âme sur 100 years et qu’il avait oublier son autre guitare dans le coffre de sa Fucking car. En tout cas la guitare cartoon n’était pas du goût de Robert qui pestait (gentiment) sur son instrument qui visiblement lui donnait du fil à retordre. Au final une version du morceau tout en saturation et au final très « rafraichissante ».

2ème rappel : Le classique enchainement de fin de concert que l’on retrouvait lors du 4Tour…Mais c’était avant le Drame : Jumping Someone Else’s Train se termine, je caresse d’un enchainement avec Another Journey by Train comme à Sydney, ce sera finalement Grinding Halt. Simon toujours branché en triphasé sur Tchernobyl et Fukushima s’éclate sur la « large » portion de scène qui lui est dévolu. Simon entame donc une marche arrière avec maestria. C’était sans compter avec un retour mal placé sur sa trajectoire et voilà Simon en vrac sur la scène, la basse couinant de douleur. L’homme est à terre (certains diront certainement qu’il l’a cherché, il avait pas à abandonner Gibson…bien fait pour sa gueule). Amusement général du groupe qui le charriera jusqu’à la fin. Roger, grand prince jettera son tambourin dans l’assemblée à l’issue du morceau.

10:15 Saturday night (blague de Robert qu’il était un peu plus tard que ça), Killing an Arab. C’est la fin d’un magnifique moment, léger, simple, et qui confirme que The Cure n’est pas mort (Qui à dit ça ?). Nous sommes en tout cas touchés d’avoir pu assister à ce grand moment, ce grand concert « POP » de Cure, car oui il y en a eu des moins bons.

Retour à la tente, bières, plus de force après 6 heures de combat dans la fosse aux lions pour conserver notre position. Nous nous sommes endormis aux son de Metronomy sur la scène toute proche. Il y a pire comme berceuse.

Epilogue (je sais c’est un supplice à lire…)

Dimanche 8h30, réveil, le cadre sympathique du Bestival s’est changé en champ de bataille avec la pluie qui a eu la politesse d’attendre la fin du concert de The Cure pour tomber. Les mauvais côtés du festival apparaissent, les chiottes ruinées (RDB dit que c’est bon pour le compost, j’irai pas manger une salade de tomate chez lui). Démontage de la toile, retour à la voiture. Petit tour sur l’ile de Wight avant le Ferry programmé à 13h00.

Arrivés à Portsmouth nous décidons de prendre en chasse le car, il a de l’avance, on le perd, on le retrouve, on le reperd à un feu. On ne le reverra jamais.

Arrivée au port, un bus est là, toutes vitres teintées. Personne n’en sort (peut être un bus de personnes âgées allergiques au soleil)…bon…On rentre la voiture dans le bateau, sort se dégourdir les jambes dans les coursives…sympa le tee-shirt Schecter du Monsieur…WTF(bis) le technicien que j’ai vu la veille lors du soundcheck..et puis Boris (enfin le technicien synthé qui ressemble à Boris). NOM DE DIEU (bis) le groupe est là sur le bateau. Nous passons de fond en comble le bateau en revue…au détour d’un escalier, une silhouette familière, toute de noir vêtue descend 4 à 4 les escaliers vers la soute, Etait-ce Simon ?. Nous le saurons jamais. Arrivés à Portsmouth nous décidons de prendre en chasse le car, il a de l’avance, on le perd, on le retrouve, on le reperd à un feu. On ne le reverra jamais.

Désespérés et heureux nous décidons d’aller nous ressourcer sur la fameuse Beach of Stone de Bognor Regis.

Voici à l’arrache quelques photos et une vidéo du concert en remerciement (et oui encore une fois…) de ce magnifique cadeau. Il y en aura d’autres.

Nathalie & Gildas.

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